Aidants familiaux : rôle, droits et aides - Bluelinea, le magazine

Aidants familiaux : rôle, droits et aides

 

Ce samedi 6 octobre aura lieu la 9ème édition de la Journée Nationale des Aidants de personnes âgées en perte d’autonomie ou handicapées sur le thème de la santé des aidants.

Cette journée, consacrée « aux aidants », est l’occasion de reconnaître les millions d’anonymes qui accompagnent au quotidien un proche malade ou handicapé et qui, par leur implication et leur engagement, sont les moteurs d’une société plus solidaire et plus humaine. L’occasion de réunir tous les acteurs du soutien et organiser dans toute la France de nombreux événements et manifestations. Associations, entreprises, collectivités, établissements d’accueil, centres de soins, professionnels de l’accompagnement du secteur médical et du secteur social organisent des rencontres pour informer les aidants sur leurs droits et sur toutes les aides mises à leur disposition.

Mais alors, qu’est ce qu’un aidant ? Quel est son rôle ? Et quels sont leurs droits et leurs aides ?

 

Qu’est ce qu’un aidant ?

Un aidant est une personne qui prend soin au quotidien d’un proche âgé, malade, ou en situation de handicap et de dépendance. Il cumule pour la plupart du temps leur vie personnelle et professionnelle.

Il est appelé aidant familial, ou proche aidant ou encore aidant naturel.

En 2013, cette aide bénévole a été évaluée comme représentant une contribution annuelle de l’ordre de 164 milliards d’euros.

La France compterait aujourd’hui 11 millions d’aidants familiaux et professionnels.

L’âge moyen des aidants familiaux est de 60 ans, souvent, ils s’occupent de leurs parents âgés de 85 ans, 47% d’entre eux sont salariés et 60% sont des femmes.

48 % d’entre elles développent une maladie chronique liée au stress et à l’épuisement, d’où l’intérêt d’apporter des aides à ces aidants et de les reconnaitre à travers une journée qui leur est consacrée.

 

Le rôle de l’aidant

L’aidant  familial devient le référent dans le soutien de son proche, en effet il apporte son aide pour les activités de la vie quotidienne (gestion des déplacements et aide aux sorties, des repas, de l’hygiène et du soin, du ménage…) ou pour les démarches administratives (recherche de services à domicile, d’une maison de retraite, démarches pour obtenir une prise en charge), mais est aussi un soutien moral ou encore aide une financière.
Il joue une rôle de coordinateur auprès des différents intervenants professionnels et permet ainsi le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie.

 

Une lourde charge au quotidien pour les aidants

Les aidants doivent assumer, de façon permanente ou irrégulière, la charge d’une personne en perte d’autonomie et représente un investissement personnel. Vieillesse, handicap, accident, maladie, les situations des aidants sont bien évidemment différentes, en fonction des âges, des degrés de perte d’autonomie et des soutiens mis en place. Pourtant, il y a aussi de nombreux points communs : manque de temps pour soi, manque de repos, risque d’épuisement, érosion des liens sociaux…

L’aidant familial a une lourde charge qui peut avoir des conséquences sur sa vie psychique (perte de moral, stress, fatigue, troubles du sommeil…), sociale (isolement, éloignement des amis, problèmes conjugaux…) et professionnelle (arrêt maladie, congés sans solde, temps partiels…)

Il est donc crucial de pouvoir souffler un peu, prendre du temps pour soi, sans culpabiliser, à travers les loisirs, les sorties, les rencontres…

 

Quels sont les droits et aides?

La loi d’adaptation de la société au vieillissement reconnaît le statut d’aidant familial. Pour la première fois, une définition de l’aidant est donnée et inscrite dans la loi. Sont ainsi reconnus tous les membres de la famille exerçant ce rôle, mais également les personnes ayant des liens étroits et stables, sans forcément appartenir à la famille.

En plus de cette nouvelle reconnaissance, la loi prévoit de nouveaux droits octroyés aux aidants :

–          Droit au répit

La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement a instauré en 2016 un droit au répit, intégré à l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), pour permettre aux proches aidants de prendre du repos.

L’accueil de la personne aidée dans un accueil de jour ou un hébergement temporaire peut être financé jusqu’à hauteur de 500 € par an au-delà des plafonds de l’APA.

–          Congé de solidarité familiale

Le congé de solidarité familiale intervient lorsque la personne aidée est en fin de vie ou que son pronostic vital est en jeu. Il s’agit d’un congé sans solde d’une durée maximum de 3 mois renouvelable une fois. Le maintien de l’emploi du proche aidant est assuré.

–          Rémunération

La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement reconnaît l’action du proche aidant en tant que personne qui vient en aide de manière régulière, à titre non professionnel, pour accomplir une partie ou la totalité des actes de la vie quotidienne d’une personne âgée en perte d’autonomie et bénéficiaire de l’APA. Le proche aidant peut choisir d’opter pour un statut de salarié auquel cas il perçoit une rémunération. A condition qu’il ne soit pas son conjoint, son concubin ou son partenaire pacsé.

–          Avantages fiscaux

Les aidants familiaux participent souvent financièrement au maintien à domicile de la personne en perte d’autonomie. Ils peuvent bénéficier d’avantages fiscaux :

  • Un crédit d’impôt à 50 % pour l’emploi d’un salarié à domicile ou d’un prestataire de services à la personne
  • Une déduction forfaitaire pour l’accueil d’une personne âgée de plus de 75 ans
  • Un crédit d’impôt de 25 % pour l’installation d’équipements de sécurité, d’accessibilité ou sanitaire dans l’habitation principale du proche dépendant

–          Droit à la formation

Le proche aidant peut bénéficier d’un apprentissage dispensé par un professionnel de santé si la personne aidée a besoin de soins qu’il n’est pas en mesure de réaliser. Ces formations concernent différents domaines : gestes de premiers secours, gestes du quotidien, accompagnement psychologique, psychomotricité, soins corporels…

 

Si vous êtes aidant, plusieurs associations existent pour en savoir plus sur vos droits, vos formations ou simplement si vous souhaitez échanger et partager votre expérience : 

–          Le café des aidants 

–         La compagnie des aidants

–          France Alzheimer

–          France Parkinson

–          l’association françaises des aidants

–          Le collectif Je t’aide (qui porte la Journée Nationale des aidants du 6 octobre 2018)

–          La plateforme d’accompagnement et de répit ces structures offrent un soutien psychologique et permettent de recevoir des informations et conseils sur les solutions existantes pour le couple aidant/aidé.

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