Téléassistance : comment aborder le sujet avec mon proche ?

Téléassistance : comment aborder le sujet avec mon proche ?

Maintien à domicile
Publié le 2 novembre 2018

 

« Est-ce qu’on pourrait parler d’autre chose ? »

Peut-être avez-vous déjà essayé d’aborder le sujet de la mise en place d’une solution de téléassistance avec votre proche vieillissant : un bracelet avec un bouton activé par une simple pression, pour appeler de l’aide, en cas de problème ou de besoin, relié à une centrale d’écoute … Avec plus ou moins de réceptivité de votre parent, comme un certain nombre de sujets concernant le vieillissement, la perte d’autonomie et le maintien à domicile.

Certaines difficultés liées au vieillissement surviennent brusquement, à la suite d’une chute, d’un AVC, tandis que dans d’autres cas, elles ne font jour que très progressivement. Nous nous en apercevons d’autant plus tard que la personne âgée elle-même dissimule peut-être ses difficultés pour préserver son indépendance, et qu’en tant que proche, nous appréhendons ce moment où nos parents deviennent plus fragiles.

Le sujet est donc délicat du fait des enjeux émotionnels qui s’expriment des deux côtés.

ANTICIPER

Aborder le sujet tôt, plutôt que dans l’urgence, peut favoriser une discussion plus apaisée. L’urgence engendre souvent un sentiment de frustration, face à la perte de contrôle des événements, jusqu’à celle parfois, de son propre corps pour la personne âgée. Anticiper permet un choix plus posé et répond au besoin de rester maître de ses propres choix.

 

COMPRENDRE POUR MIEUX S’ENTENDRE

Derrière les questions éludées et le refus, il y a bien souvent la peur et la peine de perdre ses forces, de perdre son autonomie et son rôle de parent, quand bien même les enfants sont adultes depuis longtemps. La perte d’autonomie peut conduire à une douloureuse inversion des rôles parents-enfants, avec le sentiment d’être dépossédé de sa vie.

Par son refus, il est possible que votre parent exprime sa crainte du changement, du regard des autres, mais également du coût financier. Ces craintes, ces frustrations, ont besoin de toute votre écoute, et de votre compréhension. Pour cela : écoutez, écoutez et écoutez… Reformulez ce que vous confie votre parent. Ne cherchez pas à convaincre, mais d’abord à comprendre. Qui ne se sent pas plus en confiance et apaisé face à un proche qui se montre à l’écoute, et capable de compréhension ?

 

PRENEZ LE TEMPS

Ne vous fixez pas forcément l’objectif d’obtenir un accord express à l’issue de la conversation. Il y a le temps de l’horloge… Et le temps psychique : ce temps nécessaire à chacun d’entre nous pour accepter une situation, prendre une décision. Il vous faudra peut-être évoquer plusieurs fois la question avant que votre parent ne soit prêt à une décision. La prise de contact avec un professionnel, en étant lui-même actif dans cette démarche, peut lui permettre dans un premier temps de s’informer – sans pour autant s’engager – et de discuter du sujet de façon dépassionnée. Le cheminement peut être très ambivalent, avec des moments d’acceptation du vieillissement et de la diminution, et des moments de refus – qui plus est si la personne souffre de dépression. Il s’agit donc d’un accompagnement au long cours, avec des hauts et des bas.

 

Pour favoriser une discussion apaisée, et sans perdre votre naturel :

  • Utilisez un débit un peu plus lent,
  • Placez-vous en face, au même niveau qu’elle ou lui (si la personne est assise, asseyez-vous)
  • Soyez attentif (regard partagé), sans vous laisser distraire par votre téléphone ou tout autre objet
  • Ne jugez pas, reformulez ses préoccupations, posez-lui des questions et respectez les silences
  • Rassurez-la : elle peut compter sur vous, et vous aussi cherchez à préserver au mieux son mode de vie
  • Soyez positif et ouvert

 

A éviter :

  • Ne monopolisez pas la parole et ne faites pas des phrases trop longues, avec un vocabulaire compliqué
  • Ne faites pas de gestes brusques
  • Ne vous enfermez pas dans le jugement par de l’ironie voire de l’agressivité
  • Ne haussez pas le ton
  • Ne mentez pas

Ces éléments peuvent induire une posture dominante et infantilisante pour la personne certes vieillissante, mais toujours adulte. Favoriser sa sécurité et son bien-être passe aussi par vos efforts pour maintenir une belle qualité de communication.

 

Et pour vous aider dans vos démarches, retrouvez ici plus d’informations sur les aides financières des personnes âgées (allocation personnalisée d’autonomie, PCH….).

 

Emilie Beaumier – Psychologue de la santé
Bluelinea est membre de la Silver Alliance

Notre marque est reconnue par Silver Alliance.

 

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